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Où loger en Martinique

Où loger en Martinique

Choisir où loger en Martinique revient d'abord à choisir une côte : la Martinique se divise en trois zones au caractère très différent, et un hébergement mal placé transforme chaque journée en trajet. Le sud offre les plages de sable blanc et la mer calme, le nord la montagne, la forêt tropicale et le sable noir volcanique, le centre la proximité de Fort-de-France et de l'aéroport. Ce guide compare ces zones, détaille les communes où dormir et donne les conseils pratiques pour réussir son séjour.

En résumé

  • Choisir où loger en Martinique revient d'abord à choisir une côte : l'île se divise en trois zones au caractère très différent.
  • Le sud offre les plages de sable blanc et la vie balnéaire, le nord la forêt tropicale et la montagne Pelée, le centre la proximité de Fort-de-France.
  • Un hébergement mal placé transforme chaque journée en trajet, les distances routières étant bien plus longues que la carte ne le laisse croire.

Le sud : sable blanc et eaux turquoise

C'est la partie de la Martinique la plus recherchée pour dormir au bord de l'eau et pour des vacances balnéaires, et celle où se concentre l'offre d'hébergement. Les plages de sable fin y bordent des eaux turquoise abritées, et les fonds descendent doucement.

Sainte-Anne, à la pointe sud, est l'adresse la plus connue. La Grande Anse des Salines, longue plage de sable blanc bordée de cocotiers, figure sur toutes les cartes postales de l'île. Le village est agréable et se visite facilement à pied, avec ses restaurants créoles en bord de mer, mais l'endroit se remplit en haute saison.

Sainte-Luce offre un compromis intéressant : un bourg animé, plusieurs anses accessibles à pied, et des prix plus mesurés qu'à Sainte-Anne. C'est un point de chute idéal pour qui veut séjourner dans le sud sans subir l'affluence.

Le Diamant fait face au rocher du même nom, un piton volcanique planté dans la mer. Sa plage, très longue, est plus ventée et la baignade y demande de la prudence, mais le paysage est saisissant.

Les Anses-d'Arlet réunissent trois plages en quelques kilomètres : Grande Anse, l'Anse Noire au sable sombre où l'on croise des tortues, et l'Anse Dufour, minuscule village de pêcheurs. C'est l'un des plus beaux endroits de la Martinique pour qui cherche le calme.

Les Trois-Îlets, enfin, concentrent l'hôtellerie classique et l'équipement touristique le plus dense de l'île, autour de la Pointe du Bout, avec marina et navette maritime vers Fort-de-France. C'est le choix des séjours organisés en Martinique et des familles qui veulent tout à proximité.

Le nord : montagne, forêt et sable noir

Le nord de la Martinique est un tout autre pays. Le relief y domine, la végétation est plus dense, les plages sont de sable noir volcanique et souvent désertes. On y vient pour la randonnée, pour découvrir l'intérieur et pour l'authenticité, pas pour le farniente.

Saint-Pierre mérite un arrêt même pour qui loge ailleurs. Ancienne capitale économique de l'île, la ville a été détruite en quelques minutes par l'éruption de la montagne Pelée en 1902, catastrophe qui lui vaut le surnom de Pompéi des Caraïbes. Ses ruines, son musée et sa baie où reposent des épaves en font un site touristique chargé d'histoire, et l'une des plus belles visites de la destination.

Le Carbet, un peu au sud, propose une côte plus accessible et un bourg tranquille, avec des hébergements à bon rapport qualité-prix. C'est ici, selon la tradition, que Christophe Colomb aborda l'île.

Le Morne-Rouge, en altitude, est la commune la plus fraîche de la Martinique. Elle sert de camp de base aux randonneurs qui montent à la montagne Pelée, dont le sommet culmine à près de 1 400 mètres et se gagne en trois à cinq heures selon l'itinéraire.

Plus au nord encore, la route s'arrête à l'Anse Couleuvre, plage sauvage de sable noir au bout d'un sentier, cernée par la forêt tropicale. C'est l'un des points les plus isolés de l'île, et l'un des plus spectaculaires.

Le nord réserve aussi une belle table réputée à Grand-Rivière, chez Tante Arlette, où l'on mange une cuisine créole traditionnelle après la route côtière.

Le centre : Fort-de-France et le Lamentin

Loger au centre répond à une logique pratique plutôt qu'à une envie de paysage. Fort-de-France, capitale et ville principale, concentre les commerces, les administrations et la vie urbaine. La bibliothèque Schoelcher et le marché couvert valent la visite, mais la ville ne se prête pas à un séjour balnéaire.

Le Lamentin abrite l'aéroport et la zone d'activité de la Martinique. On y dort volontiers la première ou la dernière nuit d'un voyage, pour éviter une longue route après un vol de nuit, rarement davantage.

Ce positionnement central présente un avantage réel si vous prévoyez de bouger tous les jours : depuis le centre, aucune extrémité de la Martinique n'est à plus d'une heure et demie de voiture.

La côte atlantique et la presqu'île de la Caravelle

La façade est de la Martinique, ouverte sur l'Atlantique, est moins fréquentée. La mer y est plus agitée et le vent constant, ce qui en fait le terrain des sports de glisse.

La presqu'île de la Caravelle, réserve naturelle, se termine par un phare que l'on rejoint à pied par un sentier balisé. Tartane, son village de pêcheurs, offre une ambiance très différente de celle du sud : on y profite d'un cadre plus authentique et bien moins touristique.

Sainte-Marie, un peu plus au nord, abrite une distillerie et un îlet accessible à pied à marée basse pendant quelques semaines par an. Vers le sud-est, l'Anse Michel et le Cap Chevalier attirent les amateurs de kitesurf, portés par les alizés réguliers.

Où dormir près des plus belles plages

Beaucoup de voyageurs choisissent d'abord une plage, puis un hébergement autour. Voici les correspondances les plus utiles.

Pour dormir près des Salines, la plus célèbre plage de sable blanc de la Martinique, il faut viser Sainte-Anne : la plage est à quelques minutes, ce qui permet d'en profiter au lever du jour, seul moment où elle est calme.

Pour dormir face à un sable noir et à une eau profonde, l'Anse Noire et l'Anse Dufour, aux Anses-d'Arlet, sont accessibles depuis les hébergements du bourg. La particularité du lieu est de proposer les deux couleurs de sable à cinq minutes de marche l'une de l'autre.

Pour dormir au plus près de la nature, le nord impose ses conditions : peu d'hébergements, des routes longues, mais des plages comme l'Anse Couleuvre ou l'Anse Céron où l'on se retrouve parfois seul en semaine.

Enfin, pour ceux qui viennent en famille avec de jeunes enfants, les plages du sud à pente douce et à mer calme, du côté de Sainte-Luce ou de la Pointe Marin, restent le choix le plus sûr. La côte atlantique, plus ventée, s'adresse à d'autres usages.

Quel type d'hébergement choisir

Le type de logement compte autant que la zone, et l'offre de la Martinique couvre tous les usages.

L'hôtel reste concentré autour des Trois-Îlets et de Sainte-Anne. Il convient aux séjours courts et à ceux qui veulent des services sur place, restauration et piscine comprises. Le parc hôtelier de la Martinique est cependant limité, ce qui rend la réservation nécessaire longtemps à l'avance en haute saison.

Le gîte ou la location de vacances domine largement l'offre. Il donne accès à une cuisine, ce qui pèse dans le budget d'un séjour de deux semaines, et permet de loger dans des communes dépourvues d'hôtel. Notre page sur les gîtes en Martinique détaille les points à vérifier avant de réserver.

La chambre d'hôtes offre une solution intermédiaire, avec le contact des habitants en plus, idéal pour une première découverte de la destination. C'est souvent le meilleur moyen d'obtenir de vrais conseils sur les environs, ceux qui ne figurent dans aucun guide.

Quel que soit le choix, les mêmes précautions s'appliquent qu'ailleurs : lire ce que recouvre le dépôt de garantie, vérifier les conditions d'annulation, et se renseigner sur la taxe de séjour, qui s'ajoute au prix affiché. Le classement de l'hébergement, expliqué sur notre page consacrée aux labels de gîtes, donne par ailleurs une indication utile sur le niveau de prestation.

Que faire depuis son hébergement

Le choix du secteur détermine aussi les activités accessibles sans passer la journée en voiture.

Depuis le sud, la journée type mêle plage, sortie en bateau vers les fonds blancs du François ou la baignade à la baignoire de Joséphine, et visite du village de la Poterie aux Trois-Îlets. Les clubs de plongée de la Martinique y sont nombreux, et l'on peut nager avec les tortues aux Anses-d'Arlet.

Depuis le nord, l'activité principale est la randonnée. L'ascension de la montagne Pelée est la plus connue, mais les gorges de la Falaise, la trace des Jésuites et les sentiers de la forêt tropicale offrent des marches plus accessibles. Les rivières y sont fraîches et baignables.

Les distilleries se visitent partout sur la Martinique, du nord au sud, et constituent une bonne solution de repli un jour de pluie. Le rhum agricole de la Martinique bénéficie d'une appellation d'origine contrôlée, seule au monde dans cette catégorie.

Visiter Saint-Pierre et son musée, découvrir le jardin de Balata ou profiter du marché couvert de Fort-de-France complètent un séjour où l'on ne veut pas seulement dormir et se baigner.

Formes d'hébergement et budget

Au-delà du type d'établissement, plusieurs formes coexistent et ne s'adressent pas aux mêmes séjours.

  • Le bungalow, souvent en bois et doté d'une terrasse ou d'un jardin, reste la formule la plus caractéristique de la Martinique. Il offre l'indépendance d'une location avec, fréquemment, une piscine partagée entre quelques logements.
  • La villa convient aux groupes et aux familles nombreuses : le prix par personne devient souvent plus intéressant qu'en chambre d'hôtel dès que l'on dépasse six voyageurs, et la cuisine équipée change le budget des repas.
  • La résidence de tourisme, formule intermédiaire, propose des studios ou appartements avec services. On la trouve surtout dans le sud, autour des zones balnéaires.

Côté budget, trois postes pèsent lourd et se préparent ensemble : le vol, l'hébergement et la voiture. Les trois montent fortement pendant les vacances scolaires et pendant la saison sèche, et se réservent plusieurs mois à l'avance sur ces périodes. À l'inverse, un séjour en septembre ou en octobre coûte sensiblement moins cher, au prix d'une météo plus incertaine.

Une astuce connue des habitués : un logement équipé d'une cuisine fait plus pour le budget qu'une négociation sur le prix de la nuit. Les produits locaux achetés au marché reviennent bien moins cher que les repas pris chaque soir au restaurant, et l'on y mange souvent mieux.

Activités nautiques selon le secteur

La géographie de la Martinique répartit très nettement les sports nautiques, et cela pèse dans le choix du secteur où dormir.

La plongée et le snorkeling se pratiquent surtout sur la côte caraïbe, à l'ouest, où la mer est calme et la visibilité bonne. Les Anses-d'Arlet et Saint-Pierre en sont les deux pôles, le second offrant la particularité de sites autour des épaves de 1902.

Les sports de glisse se concentrent au contraire sur la façade atlantique, où les alizés soufflent régulièrement. Le Cap Chevalier et l'Anse Michel sont les spots de référence pour le kitesurf, avec des écoles sur place.

Les sorties en bateau partent principalement du sud, vers les fonds blancs, l'îlet Chancel ou la baie du Marin. Une journée en catamaran figure parmi les activités les plus demandées, et elle se réserve à l'avance en haute saison.

Ces contraintes expliquent qu'un séjour orienté plongée gagne à s'installer à l'ouest, tandis qu'un séjour glisse se loge à l'est, où l'offre d'hébergement est plus rare mais le cadre plus tranquille.

Quand partir en Martinique

Deux saisons se partagent l'année en Martinique, et elles changent nettement l'expérience du voyage.

Le carême, de décembre à avril, est la saison sèche. Le temps est stable, l'ensoleillement généreux et l'humidité supportable : c'est la meilleure période, et donc la haute saison, avec des tarifs plus élevés et des hébergements à réserver plusieurs mois à l'avance.

L'hivernage, de juin à novembre, apporte chaleur, humidité et averses tropicales, souvent brèves mais intenses. Les prix baissent nettement et la Martinique se vide. La période est aussi celle des cyclones, dont la probabilité reste faible sur une date donnée mais mérite une assurance annulation.

Les mois de mai et de novembre constituent une charnière intéressante : climat encore correct, fréquentation modérée et tarifs entre les deux.

La température de l'air varie peu au fil de l'année, autour de vingt-huit degrés en journée, et la mer reste chaude toute l'année. Ce qui change, c'est l'humidité et la fréquence des pluies, pas la chaleur.

Se déplacer sur l'île

La location de voiture est pratiquement indispensable. En Martinique, les transports en commun desservent mal les plages et les sites naturels, et les distances, courtes sur la carte, prennent du temps sur des routes sinueuses.

Comptez une heure de Fort-de-France à Sainte-Anne, autant pour rejoindre Saint-Pierre, et davantage pour atteindre l'extrême nord de la Martinique. La route de la Trace, qui traverse la forêt tropicale entre le centre et le nord, est superbe mais lente.

Réservez le véhicule en même temps que l'hébergement en haute saison : la flotte disponible sur l'île est limitée et les tarifs grimpent vite. Une navette maritime relie par ailleurs les Trois-Îlets à Fort-de-France, ce qui évite le tour de la baie aux heures de pointe.

Les erreurs qui gâchent un séjour

Quatre erreurs reviennent régulièrement, et toutes se corrigent avant la réservation.

  • Sous-estimer les temps de route. La Martinique est petite sur une carte, mais les routes sont sinueuses et l'agglomération de Fort-de-France se sature aux heures de pointe. Un hébergement au nord ne permet pas de profiter des plages du sud tous les jours : compter une heure et demie par trajet change complètement le programme.
  • Réserver sans voiture. Les plus belles anses ne sont desservies par aucun transport en commun. Une location de voiture réservée en même temps que le logement évite de découvrir sur place qu'il n'en reste plus, situation fréquente en saison sèche.
  • Choisir la destination sur une seule photo. Une vue plongeante sur la mer se paie souvent par une route en lacets et une plage accessible en voiture seulement. À l'inverse, un hébergement moins spectaculaire mais situé dans un bourg permet de sortir à pied le soir, ce qui compte sur deux semaines.
  • Réserver trop tard pour la haute saison. L'offre de la Martinique est limitée et les bons rapports qualité-prix partent tôt. Sur la période idéale de janvier à mars, six mois d'avance ne sont pas excessifs.

Combien de temps rester, et où

Pour une semaine, mieux vaut un seul point de chute dans le sud, d'où l'on rayonne, et où l'on revient dormir chaque soir. Sainte-Luce ou les Anses-d'Arlet offrent le meilleur équilibre entre plages, restaurants et accès au reste de l'île.

Pour deux semaines, la formule la plus satisfaisante consiste à couper le séjour en deux : une semaine au sud pour les plages et la baignade, une semaine au nord pour la randonnée, la montagne Pelée, Saint-Pierre et les distilleries. Le contraste entre les deux moitiés de la Martinique fait tout l'intérêt de la destination.

Pour un premier voyage court, de quatre ou cinq jours, restez au sud sans hésiter : c'est là que se trouve l'essentiel de ce qu'on vient chercher, et la route jusqu'au nord amputerait deux journées.

Un dernier conseil vaut pour toute l'île. Les plus beaux endroits de la Martinique, l'Anse Couleuvre, l'Anse Noire, les Salines au petit matin, se méritent par un peu de marche ou un départ matinal. Ceux qui organisent leur séjour autour de la piscine de leur hébergement passent à côté de ce qui rend cette île unique.

Si vous hésitez encore avec une autre destination des Antilles, notre comparaison avec la location en Guadeloupe aide à trancher, et nos conseils de location valent pour l'ensemble des séjours.

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